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Julien Bischerour l'artisan chansonnier ?

Julien Bischerour s’est “fait la main“ sur les scènes bordelaise entre 2013 et 2015. Ces premières rencontres avec le public opèrent comme un révélateur : une sorte de philosophie du “qui donne reçoit “; en donnant à son public sur scène, celui-ci lui renvoie ce qui lui permet alors d’effacer ses complexes, ses névroses et ses doutes. Au fil des rencontres et des déclics qu’offre la vie, l’artiste en herbe se transforme peu à peu en véritable artisan : il crée, il joue, il chante, il partage. Et c’est par la chanson qu’il se sent le plus à l’aise pour s’exprimer, la scène étant l’endroit parfait où la colère voir la morosité de ses textes peuvent se mêler avec sa joie de vivre.

Un autodidacte, qui élève la musique au rang de métier d’art et, comme un artisan, innove, réalise et produit avec toute la créativité, le savoir-faire, l’exigence et la technicité que cela impose. L’évocation même de “l’artisan chansonnier“ est la marque d’un retour aux sources, d’une volonté de faire de la musique dans sa globalité, auteur compositeur interprète et d’aborder des thèmes plus variés que dans le premier album. Comme si l’artiste avançait dans un travail aux frontières de la thérapie et l'envie le besoin de s’adresser aux autres autrement.

Julien Bischerour l'artisan chansonnier est cette personne qui utilise la chanson comme un outil de critique du monde qui l’entoure, avec la dureté ou la légèreté que le sujet lui impose. Avec ce deuxième album, Julien Bischerour ose d’autre sujets que l’introspection qui avait marqué l’album précédent : des thèmes forts, parfois potentiellement clivant mais assumés par l’artiste avec maturité et confiance.​​

Variété, RnB, Soul, Rap, Classique....​

De la soul française, impossible ? Julien Bischerour tient le pari avec ce deuxième album plus chantant que le premier. Si le piano est toujours aussi présent dans les 14 chansons, l’artiste reste attaché aux sons et vocalises plus larges qu’un simple moment de “piano-bar“. Lui qui se décrit volontiers comme un chanteur de variété française n’aime pas les étiquettes et préfère rester sur une approche large de son métier. C’est ainsi que ce deuxième album est dans la lignée du premier : difficile de mettre dans une seule case un artiste qui revendique et fait la synthèse de sources aussi variées et multiples que Charlélie Couture, Amy Whinehouse, Cabrel, Nina Simone ou Michel Berger ....​

13 ...​ Si le caractère faussement enjoué et rythmé des 13 titres de ce deuxième album peuvent laisser présager d’une certaine légèreté, il n’en est rien. Chaque mot, chaque respiration, chaque virgule claquent comme une émotion, un coup de gueule, sur des sujets aussi variés que l’Europe, les addictions avec Caroline, les gens, la solidarité, la tolérance... et toujours cette volonté de parler vrai et d’avancer, avec une sorte de vocation thérapeutique. 13 mélodies avec une véritable identité reconnaissable, des messages différents, le tout dans une unité qui lie ces 13 balades, chansons, poèmes. 

Après un premier album,

“La Panthère Immolée“ sortie en 2014, fort de 11 titres faisant office d’ordonnance avec 11 médicaments, ce deuxième album permet à l‘artiste de poursuivre son travail, la scène ayant entre temps engendré son travail addictif. drug is drug ! Après avoir panser les plaies inhérentes à une vie mouvementée, le travail sur le deuxième album se veut plus ouvert, davantage pensé pour son public que pour lui. Julien Bischerour veut en plus assouvir une soif de plus en plus intense de rencontre avec son public grâce à la scène qui est devenue essentielle.

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DE LA PANTHÈRE À L’ARTISAN

​Dès son plus jeune âge, Julien joue du piano. Il chante les textes de son père mais aussi les siens, déjà. Autodidacte, pugnace, chaque jour il travaille son piano sans relâche. Depuis qu’il est en âge de jouer, il joue... Il transpire sa musique, il sue ses compositions.  Dix ans passent, un an passe, une heure passe... Et c’est à Bordeaux que la scène s’impose à lui. En 2013, Julien écume les bars et les salles de concert et les cave aménager typique de Bordeaux. Il se lie avec de nombreuses associations. Il poursuit le travail de ses textes et ses accords. L’artiste prend racine et en 2014, Pierre, un ami, décide de produire son premier album “La panthère immolée“. La même année il signe, avec Blue Movies Production, la musique du court métrage “Dans le bar quête“ et crée son association (Azarzik). Bien entouré, il s’investit dans la vie de son quartier de résidence et participe notamment à la création et la production d’un single interprété par les anciens de l’ONG international Alif. Après le décès de son père, Julien part se ressourcer en Charente avant de revenir à Bordeaux, six mois plus tard, avec de nouveaux titres. L’artisan est au travail. ​

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La Panthère Immolée​

Tout naturellement pour toutes les connexions et similitudes qui rapprochent l’artiste de l’animal : des traits communs physiques avec la dominante du noir, couleur, s’il en est une, du regard que plonge Julien Bischerour dans le vôtre. Une gestuelle presque féline. Et si l’on dépasse le physique, tout comme la panthère, l’artiste chansonnier est parfois solitaire, a une grande capacité d’adaptation de quoi faire fasse aux tumulte quelle qu'il soit. Sur d'avoir trouver çà force dans la musique depuis il partage à tours de bras sans et chante à chaque occasions donnée. 

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Rédaction : COM'UN MARDI 

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